Les marques sont aujourd’hui attendues sur la cohérence de leurs engagements, mais aussi sur la façon dont elles les traduisent dans leurs messages, leurs supports et leurs dispositifs. Entre cadre réglementaire, risques de greenwashing, nouveaux récits et enjeux d’éco-socio-conception, la communication responsable devient une expertise à part entière.

Pour accompagner nos clients dans cette démarche, dps a créé Gaïa, un agent IA capable de challenger les projets de communication sous le prisme de la responsabilité. Thomas Saunders, Directeur du planning stratégique et Lead RSE chez dps, revient sur l’origine de cette initiative et sur la complémentarité entre intelligence artificielle et engagement RSE.

La RSE occupe une place particulière chez dps. Comment se traduit-elle concrètement ?

Thomas : Chez dps, la RSE s’inscrit dans la durée et dans les pratiques de toute l’agence. Notre labellisation B Corp en témoigne, tout comme la formation de nos collaborateurs à la communication socio-éco-responsable, à la Fresque du climat et des nouveaux récits. Notre objectif est clair : donner à chacun les clés pour intégrer ces enjeux dans son quotidien.

La RSE intervient ainsi bien au-delà du discours de marque. Elle questionne nos stratégies, nos partis pris créatifs, les représentations que nous véhiculons, mais aussi les supports et les moyens que nous recommandons. Gaïa s’inscrit dans cette continuité : elle nous aide à faire vivre ces réflexes plus systématiquement dans les projets.

 

Pourquoi avoir créé Gaïa ?

Thomas : Gaïa est la suite logique de notre engagement. Nous avions déjà les convictions, les connaissances et les expertises. Il nous fallait un outil capable de nous accompagner de manière concrète et systématique dans nos projets. 

Gaïa est un agent IA spécialisé en communication responsable. Elle nous aide à challenger un message ou un support sous différents angles, à identifier des points de vigilance et à faire émerger des pistes d’amélioration.

L’enjeu n’est pas d’utiliser l’intelligence artificielle parce qu’elle permet d’aller plus vite. C’est de l’utiliser pour faire mieux : mieux comprendre les impacts d’une reco, mieux sécuriser une prise de parole, mieux prendre en compte les enjeux de représentation, d’accessibilité… 

 

Qu’est-ce que Gaïa analyse précisément ?

Thomas : Gaïa porte un triple regard sur les projets.

Le premier concerne le cadre réglementaire et le goodwashing. Elle vérifie notamment la solidité des allégations, le respect des recommandations sectorielles et les éventuels risques juridiques ou réputationnels.

Le deuxième porte sur les nouveaux récits. Gaïa interroge les représentations, les imaginaires et les stéréotypes véhiculés par une communication. Un message peut être conforme sur le plan légal tout en continuant à reproduire des récits ou des modèles que la société cherche aujourd’hui à dépasser.

Enfin, Gaïa analyse les enjeux d’éco-socio-conception : comment rendre les supports moins carbonés, plus accessibles et plus inclusifs, tout en restant cohérents avec les objectifs de la marque et les attentes de ses publics ?

 

L’IA et la RSE sont parfois présentées comme incompatibles. Comment les conciliez-vous ?

Thomas : L’intensification de l’usage de l’IA soulève beaucoup de questionnements éthiques, qui sont  légitimes et nécessaires. Nous nous efforçons de les prendre en  compte dans notre manière d’appréhender l’outil, sans être ni technophiles, ni technophobes. La puissance de ces outils peut faire progresser nos métiers. Comme souvent, tout dépend de l’usage qu’on en fait, du moment où on l’intègre dans un projet et des critères que l’on prend en compte. 

Gaïa est un bon exemple. Elle nous aide à faire notre travail de manière plus critique et éthique, de mener nos clients vers une communication plus transparente, mesurée, inclusive. La simplicité et l’efficacité de l’IA nous permettent de passer de l’intention à l’action. Et ce n’est pas parce que Gaïa est responsable “by design” qu’on doit s’en servir n’importe comment. L’agent ne délivre pas un certificat de responsabilité et ne remplace pas le jugement des équipes. La vraie valeur ajoutée est humaine et le restera toujours.

 

Qu’est-ce que cette démarche change pour les clients ?

Thomas : Elle permet d’aborder la responsabilité comme un véritable levier de qualité et de performance, plutôt que comme une contrainte supplémentaire. Gaïa souligne les problèmes et les fausses routes, mais inspire aussi à faire de choix meilleurs, à chaque fois que c’est possible.  Car l’intention de Gaïa, c’est d’inscrire les logiques de communication responsable dans la durée, afin qu’elles servent la dynamique de la marque positivement . 

 

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